Chers musulmans, ne vous sentez surtout pas mal…

Ce n’est ni avec plaisir ni joie que je m’adresse à vous ;

plutôt avec compassion. N’allez surtout pas croire que j’ai « pitié » de vous. Cela n’aurait pas de sens. Je compatis parce qu’en ce moment, vous n’êtes pas les plus fiers ; votre religion ne vous fait pas luire.

Inspiré par les évènements récents en France, je voudrais vous dire : rien de tout ceci n’est de votre faute. Vous n’avez rien à justifier.

Pourquoi ?

Malheureusement force est de constater que l’opinion générale n’est pas toujours en mesure de faire la part des choses, parce que trop souvent éprise d’émotion. Face aux situations que nous vivons et auxquelles par moment nous faisons face,  nous n’avons que la mémoire de l’instant présent. Nous nous empressons de juger, de renforcer nos préjugés et de n’avoir d’yeux que pour voir l’aspect le moins positif des choses.

Les préjugés sont tellement  forts que nous finissons par tomber dans l’amalgame permanent et la stigmatisation. Chez moi on dit qu’il suffit qu’une personne ait des cheveux « rouges » dans un quartier pour qu’il soit renommé « quartier des têtes rouges ». Quand une femme voit un homme infidèle, elle conclut que tous les hommes le sont ; quand un fidèle  rencontre un prêtre peu spirituel, il en déduit qu’ils sont tous mondains ; de même, quand  on voit et ce à répétition des personnes prendre des vies au nom d’une idéologie, d’’une religion, on finit par se dire que tous faits du même bois ! Quelle erreur !

En ce moment précis où le monde entier est unit pour condamner les attentats terroristes perpétrés sur le sol français ; en cet instant ou tous plus que jamais nous disons non à l’extrémisme, au terrorisme, au fanatisme religieux et nous levons pour dire oui à la liberté, combien ne sommes-nous pas aussi à chercher des coupables  et à condamner?

Oui parce que sur l’instant présent, on se dit que c’est la faute à l’Islam ; qui serait un incubateur de terroristes. Que l’islam est incompatible avec la démocratie, avec la liberté de penser et de s’exprimer ; que l’islam a un problème avec l’intégration, avec la laïcité. Quelle erreur serait-ce de penser cela !

Moi j’en connais des musulmans. A mon avis, Ils sont de loin meilleurs que nous autres chrétiens d’ailleurs. Ils prient cinq fois par jour (les plus assidus quand ils le peuvent, avouons). Ceux que je côtoie sont ouverts d’esprits, et ont la culture du partage ; ils sont intéressants et agréables à vivre.

Je veux dire simplement qu’aucune idéologie, religion ne prend la paix et la liberté pour ennemi ; que l’on soit musulman, chrétien, animiste ou juif, nous aspirons tous à ces valeurs universelles.

Malheureusement, tous ne sont pas les mêmes. Il y a toujours de la mauvaise herbe, de l’ivraie dans les champs ou poussent les bons fruits. Il y en a qui gâchent tout, salissent l’image de tous, pour rien.

Je me réfère aux conflits en Irak, Syrie, Yémen, Afghanistan, Mali, Niger, Nigeria, Pakistan, et puis ou encore ? Dans toutes ces zones ou la vie de l’homme ne semble presque plus avoir de la valeur. Parce que pour une cause religieuse, certains ont décidé de verser dans le fanatisme et l’extrémisme.

Je n’ai pas l’intention de faire un procès à qui que ce soit, mais je veux dire que l’islam n’a pas pour synonyme le terrorisme.

Moi je suis convaincu que les musulmans, les vrais, ils cultivent la paix et l’amour.

Je suis persuadé qu’ils sont solidaires entre eux, qu’ils aiment leurs prochains et que la vie humaine n’a pas moins de valeur à leurs yeux qu’à ceux des autres.

Je souhaite par ces mots témoigner de mon soutient, a ceux parmi les musulmans qui se sentiraient mal dans leur peau parce qu’indexés, confondus à des parias qui se battent pour leurs propres motivations.

Pour moi le terrorisme ne répandra jamais assez de terreur pour faire se terrer les gens épris de liberté d’opinion et d’idées.

Aux vrais musulmans je dis : vous n’êtes pas comme ces lâches, vous êtes aussi « Charlie » parce qu’a vous aussi, ils ont fait et font encore du mal.

Aux français, je dis Bravo ! Vous avez montré  à suffisance que vous êtes une nation unie face au mal et à l’adversité.

Vous savez que quand je parle de vous, il s’agit de nous.

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