Portrait d’un jeune qui peine à trouver ses marques (suite et fin)

 

Tu te réveilles le matin sans savoir que faire de ta journée, et tu pries que vite la nuit tombe pour te noyer dans ton sommeil. La nuit ne te porte même plus conseille et comme un cercle vicieux, tu redoutes le lever du soleil. Tu perds tes repères.

Ton existence n’a presque plus de gout. La joie et le sourire t’ont quitté depuis belles lurettes. Chaque journée t’apporte son lot d’épreuves. Reste fort cher ami ! A chaque jour suffit sa peine.

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Honte et amertume

Le pire dans tout ça, c’est que tu as honte de dire que tu es diplômé finalement. Tu le sens comme un glaive qui te transperce le cœur quand quelqu’un te demande gentiment, sans arrière-pensée « que fais-tu dans la vie ? ».Parce que pour lui répondre, tu devras balbutier, glousser pour finir par dire avec désolation « rien, je suis pour le moment sans emploi» ; Ce « pour le moment » qui dure une éternité.

Tu n’as pas hésité à revoir tes ambitions à la baisse ; tu te retrouves parfois à faire un peu de tout, à t’adapter au contexte. Mais c’est compliqué pour toi. Tu ne fais pas ce que tu aimes ; d’ailleurs tu ne sais plus ce que tu aimes faire, ou sait faire. Cette oisiveté qui ne dure que trop te subtilises tes connaissances et ta vigueur intellectuelle d’entre temps. C’est malheureux.

Tu en es arrivé même à perdre toute confiance et estime de soi. Tu as du mal à sortir de la maison. Tu fuis les regards et interrogations. Tu commences par vivre presque comme un fantôme. Tu évites les compagnies et t’isoles. Une honte qui ne dit pas son nom s’empare de toi. Tu deviens même paranoïaque. Pour peu que quelqu’un pose sur toi son regard, ton imagination te souffle à l’esprit « il te juge, se moque de toi, pense que tu es un vaut-rien ».

Pauvre de toi ! Même ton esprit te joue des tours.

 

 

Inquiétudes et colères

A force de réfléchir, de ruminer tes soucis du matin au soir, tu te surprends parfois en train de monologuer, et de pousser des jurons saccadés. Pendant ces moments, tu commences à t’inquiéter et te demander, si tu ne perds pas ta stabilité mentale d’ailleurs. Relax, ce n’est pas si grave que ça. Tant que cela ne devient pas une habitude.

Très souvent, tu t’énerves juste pour de petites choses. Tu t’irrites facilement.

Ton téléphone sonne : « Allo ? J’espère que tu vas bien ? S’il te plait peux-tu aller m’acheter ce tissu au marché ? » .C’est un ami qui te demande un petit service, tu es libre tous les jours non ? Pourtant tu prendras cette demande comme une offense ! Une insulte !

Pour qui me prend-il ? Si je n’ai rien à faire, cela ne veut pas dire que je suis son coursier. M’aurait-il demandé ce service si j’avais quitté la maison ce matin en costume ? Calme-toi très cher ! Ne te souviens-tu pas que chez nous on dit « quand tu es prisonnier de la mère-crocodile, ses petits caresseront ton visage de leurs griffes? »

Certaines personnes se font aussi ce devoir de t’embarrasser par ces questions dont même moi je ne connais l’importance de la réponse pour eux. « Tu n’y a pas été aujourd’hui ? Et le travail ? (comme si ils t’en avaient trouvé un) Qu’est-ce que ça peut bien leur foutre à la fin??

Tu as peur de voir ta jeunesse défiler devant toi. Oui tu as raison, le temps passe très vite. Tu as peur te toucher le fond et de ne plus pouvoir t’en sortir. Toucher le fond, c’est très simple. Il suffit que tu prennes de mauvaises habitudes. Que tu traines avec des gens peu recommandables, dont la compagnie ne t’est d’aucune utilité. Il suffit que tu commettes l’erreur de te laisser conquérir par les vices habituels : l’alcool c’est moins cher, les filles de joie encore moins ; les substances narcotiques pullulent aux coins de rues .Fais gaffe mon cher à ne pas franchir des limites et aller dans un sens d’où le retour risque d’être compliqué.

 

Ce qui est encore en ton pouvoir, tu le fais. Les dossiers, tu les déposes. Les formations complémentaires, supplémentaires, tu les fais aussi. Le reste, c’est le ciel qui en décidera. Ou peut être un simple coup de fil d’une personne bien placée aussi.Ne refuse aucune aide, n’abandonne aucune piste.

Mais finalement, Que te reste-t-il à part la prière ?

Ce qu’il te faut aussi commencer à faire, c’est de penser positivement. Comme on dit, toutes les pensées que tu as attirent des énergies similaires. Penses négativement, tu ne verras que du noir ; penses positivement, l’éclaircie apparaitra peut être.

Ce que tu dois à tout prix garder, ce sont l’espoir et la foi.Si tu n’y crois plus, ce sera peine perdue.

Parce que la force de tes rêves fera sauter les verrous!

 

Quand je parle de vous, il s’agit de nous

 

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